Invité mardi à l’Elysée, le secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussell, a expliqué que M. Macron « considère[ait] La formation d’un “gouvernement d’union nationale” pour “trouver des “issues politiques” à l’Assemblée nationale, où les macro-communistes ont échoué dimanche à s’assurer la majorité absolue. Dans un tweet posté mardi soir lors d’une interview accordée à BFM-TV ce matin, le chef du PCF a cherché à clarifier sa déclaration : et sa politique. » Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier For, et le président des Républicains, Christian Jacob, ont pour leur part indiqué à l’Agence française que cette question n’avait pas été évoquée lors de l’échange de vues avec le chef de l’Etat. “La réponse ne peut pas être le braconnage”, a déclaré Jacob à l’AFP. Mercredi, le secrétaire national pour l’Europe d’Ecologie-Les Verts Julien Bayou a expliqué après avoir rencontré le président qu’il ne voyait pas « la nécessité d’un gouvernement d’union nationale ». Il a assuré que son parti est dans l’opposition mais qu’il votera “dans l’intérêt du pays” et qu’il entend aussi déposer “des textes climatiques très ambitieux”. Le ministre des Relations avec le Parlement, Olivier Véran, a expliqué ce matin sur BFM-TV les manières dont s’est doté le pouvoir exécutif après la perte de la majorité absolue à l’Assemblée nationale : “Elargissement de la majorité avec le” maintien du centre -la gauche “. – dépassement centre-droit”, “élargissement encore plus large” ou “système projet majoritaire par projet, tantôt avec la gauche, tantôt avec la droite”. Mais il a aussitôt précisé qu’il excluait le Rassemblement national et La France insoumise de la majorité que le gouvernement cherche à former pour faire passer ses lois, car, selon lui, ils ne sont pas “dans l’arc démocratique”. “Son ministère commence bien”, mais “on a l’habitude avec M. Veran”, a répondu Marin Lepen. “Il n’y a qu’un seul malheur, ce n’est pas celui qui décide, c’est le peuple qui décide qui sera élu et dans ce cas il fait partie d’un groupe qui n’a pas la majorité absolue, donc il devra prendre le compte des autres députés”, a-t-il ajouté. Enfin, Aurélien Pradié, le secrétaire général des Républicains, a rejeté mercredi toute idée de “gouvernement d’union nationale”, qu’il assimilait à un “mariage forcé” qui conduirait à “l’effacement des convictions politiques” de tous et chacun. Un gouvernement d’union nationale, “je ne vois pas du tout à quoi ça pourrait ressembler”, a expliqué le député du Lot à France 2, se demandant comment recueillir les propositions de partis aussi différents que le LR, le RN, le PS ou LFI.