Lire aussi : Les députés du Nupes, dont le corps « révolutionnaire », entrent à l’Assemblée nationale, accompagnés de Jean-Luc Mélenchon.  Emanuel Macron reçoit les différentes forces politiques : l’actualité politique en direct  

Si le président a refusé de démissionner, c’était, comme l’expliquait au sommet de l’Etat, pour éviter de se retrouver avec un exécutif “gêné”, qui se bornerait à “accélérer l’actualité” en attendant la nomination d’un nouveau groupe. Pourtant, des “décrets importants” doivent être signés dans les prochains jours, supplie un macronologue, citant des textes sur Parcoursup, le point de l’index des fonctionnaires, la mise en place des mesures proposées par la dépêche éclair pour les hôpitaux d’urgence ou une nouvelle prolongation de la prime. voiture jusqu’au 1er juillet. Cela signifie que la ministre de la Transition écologique, Amélie de Montchalin, ou encore la ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, battue aux élections législatives, signeront ces décrets. “La règle ne change pas”, a déclaré un conseiller : les deux femmes, ainsi que le ministre des Affaires étrangères Justin Bénin, seront invités à quitter le gouvernement en temps voulu.

Possible “big bang”

Rien n’indique non plus que le poste d’Elisabeth Borne à Matignon soit assuré. Mais, dans un premier temps, Emanuel Macron veut laisser libre cours à la consultation des différentes forces politiques, aujourd’hui et demain, à l’Elysée, afin de déterminer si des “solutions constructives” peuvent émerger à l’Assemblée nationale malgré sa relative simplicité . majorité, a indiqué son entourage. Ce faisant, le président de la République se donne un peu de souffle, à la veille d’un possible “big bang” de son appareil politique, que ce soit au Parlement ou au gouvernement. “Est-ce qu’Elisabeth Borne devrait changer avec quelqu’un d’autre ? “Cela ne change rien”, a déclaré Marin Lepen à la presse après les annonces. Pour elle, “les Français doivent être entendus dans ce qu’ils ont dit et exprimé par leur vote. (…) Cette politique n’a pas obtenu la majorité absolue lors des dernières élections législatives ». Lire aussi : Cet article est pour nos abonnés Elisabeth Borne, Premier ministre suspendu après les législatives
Manuel Bompard, cadre de La France insoumise et député des Bouches-du-Rhône, estime que cette annonce « n’a rien d’étonnant : nous avons un gouvernement dirigé par Mme Borne, qui est là à cause de « Prince, puisque, en ce moment, il n’a jamais été approuvé par les députés, et qui y restera encore quelques semaines, puisque le prince le fait toujours”, a-t-il pleuré sur BFM-TV alors qu’il était près de l’Assemblée nationale. Selon lui, “c’est quand même un regard assez particulier sur les résultats des élections de dimanche dernier”. A droite, Gilles Platret, l’un des vice-présidents du parti Les Républicains, a déclaré sur la même chaîne : “Le président doit donner un signe de changement et le premier signe qu’il donne est de refuser la démission du premier ministre. symbolisant l’échec des élections législatives (…). C’est juste un peu paradoxal. »

“Le pays n’est pas bloqué”

Le chef de l’Etat présidera pour sa part une série de rencontres avec les chefs de parti. Six d’entre eux seront admis successivement au Palais des Champs-Elysées mardi : Christian Jacob (Les Républicains) a ouvert la voie, devant Olivier Faure (Parti socialiste), François Bayrou (MoDem), Stanislas Guerini (La République en marche ), Marine Le Pen. (Coalition nationale) et Fabien Roussel (Parti communiste français). D’autres suivront mercredi, dont Julien Bayou, patron d’Europe Ecologie-Les Verts. Interrogé par franceinfo, Olivier For a assuré avoir voulu dire au président “que ce pays va mal, qu’il est en colère, mais qu’il n’est pas bloqué”. “Il y a des politiques possibles, par exemple l’appréciation du pouvoir d’achat”, a déclaré M. Faure. S’il veut monter le salaire minimum à 1 500 euros, nous serons là. s’il veut revaloriser les pensions, nous serons là. » “Ce que veulent les Français, c’est que leurs salaires augmentent, que leur pouvoir d’achat augmente, que les prix à la pompe baissent, que les prix de l’alimentation baissent”, a déclaré Fabien Roussel. RTL. Sur la question de la loi sur le pouvoir d’achat qui sera présentée par le gouvernement, le dirigeant communiste a affirmé que son camp pouvait voter pour lui en fonction de “ce qu’il y a dedans”. Le monde avec l’AFP