Posté à 11h45
                Éric LeFrançois Collaboration spéciale             

Auto-Québec

Prenez le temps de bien regarder ! Hormis un renversement possible mais extrêmement improbable, cette WRX de cinquième génération sera la dernière à exposer les sorties d’échappement à une concurrence qui peut parfois suivre le rythme. Et pour une bonne raison! Cette berline est sans contredit la sportive idéale pour affronter, sans casser les frontières, le climat et les routes du Québec à l’année. Sans la Ford Mustang, la Subaru WRX serait la voiture sport la plus vendue au Canada. C’est une statistique étonnante. Probablement pas tant que de révéler que les propriétaires de WRX ont en moyenne 13 ans de moins au compteur que les acheteurs “traditionnels” dans cette position. Et pour une bonne raison. Contrairement à la grande majorité des Mustang et autres voitures de sport classiques, la WRX ne passe pas ses hivers sous des bâches et, quelle que soit la météo, sait conserver ses propriétés inhérentes. Sans compromis. A ces fonctionnalités il faut ajouter la valeur. Pour la somme demandée (30 995$), il est impossible de trouver un véhicule capable de telles performances.

OFFRE PHOTO DE SUBARU La WRX a l’avantage d’être confortable au quotidien et d’être utilisée toute l’année. OFFRE PHOTO DE SUBARU Les sièges arrière sont plus libres après redimensionnement du cadre. OFFRE PHOTO DE SUBARU On aimerait une malle plus gourmande. OFFRE PHOTO DE SUBARU Pour la somme demandée (30 995$), il est impossible de trouver un véhicule capable de telles performances. OFFRE PHOTO DE SUBARU Sept acheteurs sur dix préfèrent une WRX à trois pédales. OFFRE PHOTO DE SUBARU Même si elle dispose d’un bouton (Si-Drive) pour réveiller le samouraï à l’intérieur, cette transmission automatique reste un pur sirop CVT avec cette sensation de “pédale à vide”. OFFRE PHOTO DE SUBARU Le moteur qui fait tourner la WRX ne veut pas affoler l’aiguille du tachymètre. OFFRE PHOTO DE SUBARU Ce moteur 2,4 L suralimenté affiche une belle souplesse à moyen et haut régime, démarre dynamiquement et relance dynamiquement.

1/8 La WRX a l’avantage d’être confortable au quotidien et d’être utilisée toute l’année. Les sièges arrière sont plus libres après redimensionnement du cadre. On aimerait une malle plus gourmande. Pour la somme demandée (30 995$), il est impossible de trouver un véhicule capable de telles performances. Sept acheteurs sur dix préfèrent une WRX à trois pédales. Même si elle dispose d’un bouton (Si-Drive) pour réveiller le samouraï à l’intérieur, cette transmission automatique reste un pur sirop CVT avec cette sensation de “pédale à vide”. Le moteur qui fait tourner la WRX ne veut pas affoler l’aiguille du tachymètre. Ce moteur 2,4 L suralimenté affiche une belle souplesse à moyen et haut régime, démarre dynamiquement et relance dynamiquement. Le moteur turbocompressé de 2,4 litres qui l’alimente n’aime pas affoler l’aiguille du compte-tours. Pire, il nécessite de l’essence super qu’il n’économise pas du tout. En revanche, il montre une belle souplesse à moyen et haut régime, ressort avec vigueur et rafraîchit énergiquement. Ces constatations ne diffèrent pas selon la boîte de vitesses choisie. Approbation, oui. Malgré la commande un peu accrocheuse et une consommation un peu plus élevée, la boîte manuelle à six rapports participe – subjectivement – à ce sentiment de ne faire qu’un avec la voiture. Une impression probablement partagée par les fans de ce modèle, puisque 7 acheteurs sur 10 préfèrent une WRX à trois pédales. En conséquence, un peu plus d’un quart des propriétaires de WRX se tournent vers l’automatique. Appelée SPT (Subaru Performance Transmission), cette boîte chercherait à reproduire la fonction d’une transmission à double embrayage. Sans doute avec une réponse supérieure à celle offerte dans la génération précédente, il est aussi plus souple, mais c’est CVT. Même s’il est configuré pour répartir le couple de manière inégale entre les mécanismes d’entraînement. Même s’il dispose d’un bouton (Si-Drive) pour réveiller le samouraï qui dort à l’intérieur, ce boîtier est toujours un pur sirop CVT avec cette sensation de “pédale à vide”. De plus et contrairement au manuel, ce SPT adopte un freinage d’urgence électronique.

Plus d’adhésif

Sans surprise, la WRX reprend l’architecture modulaire sur laquelle repose la quasi-totalité de la gamme Subaru. Connu sous le nom de SGP (Subaru Global Platform), il a subi un autre développement pour répondre aux spécifications WRX spécifiques. Plus rigide après l’application d’un complément de colle de 19 m, il accepte des éléments de suspension plus lâches (lire avec un débattement accru) pour améliorer ses performances sur routes dégradées. Vu l’état de nos routes, c’est sans doute le meilleur compromis. Bien sûr, sur une surface aussi lisse que celle d’un circuit, ces réglages ne sont pas des plus efficaces et entraînent quelques oscillations du corps. Et après ? La WRX a l’avantage d’être confortable au quotidien et d’être utilisée toute l’année. Extrêmement stable et dotée d’une excellente motricité, la WRX inspire rapidement confiance. On lui reprochera une direction plus ou moins légère (surtout au centre) et un train avant trop engourdi pour rattraper le haut des virages.

La perfection dans l’esprit

Côté style, la WRX ne fait aucun effort pour magnétiser les rétines (notamment des forces de l’ordre) à son passage. Beaucoup apprécieront cette discrétion ainsi que les solutions apportées pour améliorer l’aérodynamisme ou oxygéner certains composants mécaniques. A bord, ce sont encore les détails qui retiennent l’attention. Les sièges avant offrent plus de soutien que jamais et l’écran d’infodivertissement – dans les versions les plus chères, du moins – est plus moderne et agréable à utiliser. À ces améliorations, ajoutons des sièges arrière plus ouverts après avoir redimensionné le cadre où deux personnes peuvent voyager confortablement. En contrepartie, on aimerait un tronc plus gourmand, une lèvre plus épaisse et correctement habillée pour sentir le chemin entre vos mains. Et aussi un levier de changement de vitesse réduit. Enfin, un écran d’infodivertissement dont la taille varie selon la version choisie. Mais cette dernière critique n’a pas d’importance. Le divertissement se vit au volant. Les frais d’hébergement associés à ce rapport ont été payés par Subaru Canada.

Subaru WRX

Échelle des prix

De 30 995 $ à 41 895 $

Visible dans les délégations

À présent

Consommation

12,1 litres / 100 km

Aime-moi

Sportif toutes saisons Construction solide Boite manuelle en cours

On aime moins

Petit coffre Transmission automatique décevante Volant allégé

Notre avis

Le modèle de base (30 995$) avec boîte manuelle est l’occasion d’en profiter!

Bulletin technique

Moteur

2.4L DACT H6 suralimenté Puissance : 271 ch à 5600 tr/min Couple : 258 lb-pi entre 2 000 et 5 200 tr/min

Représentations

Poids : 1515 kg (boîte…